7 février 2023

 

La science du mouvement d’Aristote à Newton :
les avancées majeures de Galilée et son erreur
 

 par Jean-Marc GILLI


Dans cette conférence, nous allons aborder les deux étapes cruciales de l’histoire de la science du mouvement qui s’achèveront avec la publication par Isaac Newton du « Philosophiæ naturalis principia mathematica » en 1687. La description physique de tout ce qui touche à la « chute des graves » et au mouvement des planètes qui reste très aristotélicienne et donc totalement fantasmagorique jusqu’au début du 17e siècle est révolutionnée par un l’immense scientifique touche à tout qui se nomme Gallilée (1564-1642). Nous insisterons sur sa contribution majeure dans ce domaine et sur ce qu’il écrira dans son «Dialogo sopra i due massimi sistemi del mondo » demandé à Galilée par le pape Urbain VIII vers 1624 et publié en 1632 à la veille de son procès en hérésie.


Bien qu’il soit également mathématicien et qu’il invente presque seul la « méthode scientifique », les outils disponibles à son époque ne lui permettront pas d’arriver à la compréhension complète de la gravitation et il faudra attendre deux anglais de la jeune «royal society » (1660) pour cela : Robert Hooke (1635-1703) et Isaac Newton (1642-1727). Comme nous le verrons dans cet exposé, le second est un mathématicien génial mais son infatuation le conduira à faire disparaître la contribution considérable du premier, qui lui, d’origine plus modeste, était avant tout un extraordinaire expérimentateur. 


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